En ce 70ème anniversaire de la Fête de l’Indépendance, “United Tamaghrabit” se joint à la Nation tout entière pour célébrer une histoire de sacrifices, d’unité et d’un patriotisme inébranlable qui continue de façonner notre avenir.
Chaque année, le 18 novembre ne marque pas simplement une date dans le calendrier marocain. C’est le jour où l’âme de la Nation se ravive, où chaque citoyen, de Tanger à Lagouira, ressent avec une intensité particulière la fierté de son appartenance, la “Tamaghrabit”. Cette journée commémore l’aboutissement d’une lutte acharnée, l’instant triomphal où le Maroc a reconquis sa liberté et sa souveraineté. Aujourd’hui, alors que nous célébrons le 70ᵉ anniversaire de cet événement fondateur, nous ne nous contentons pas de nous souvenir ; nous réaffirmons l’essence même de notre identité nationale : une symbiose parfaite, une unité sacrée et indéfectible entre le Trône Alaouite et le peuple marocain.
Cette fête est le symbole glorieux d’une épopée écrite dans le sang des martyrs et la sagesse des Rois. Elle est le témoignage vivant que face à l’adversité, l’union du Souverain et de ses sujets forme une forteresse imprenable. C’est cette histoire de patriotisme ardent que nous célébrons aujourd’hui avec fierté.
Les Racines de la Résistance : Une Nation Indivisible
L’indépendance n’a pas été un cadeau ; elle a été arrachée au prix d’immenses sacrifices. L’épopée de la libération nationale a puisé ses racines bien avant le triomphe de 1955. Dès les années 1930, le Mouvement national, en parfaite coordination avec le Trône, a commencé à transformer la résistance armée en un militantisme politique structuré. L’objectif était clair : raviver la flamme patriotique dans toutes les couches de la société et porter la cause juste du Maroc sur la scène internationale.
Les forces coloniales, réalisant la puissance de ce lien, ont tout tenté pour le briser. L’une des manœuvres les plus notoires fut la promulgation du “Dahir berbère” le 16 mai 1930. Cette tentative de diviser les composantes du peuple marocain, de fracturer son identité séculaire, s’est heurtée à un mur d’unité. Loin de diviser, elle a renforcé la cohésion nationale et l’attachement de tous les Marocains à leur identité et à leur Souverain, symbole de cette unité.
Le Point de Bascule : La Révolution du Roi et du Peuple
La symbiose entre le Trône et le peuple a atteint son paroxysme face à l’épreuve suprême. Deux actes majeurs ont scellé ce pacte éternel. D’abord, la présentation du Manifeste de l’Indépendance, le 11 janvier 1944, un acte politique audacieux mené par les figures du Mouvement national avec la bénédiction et le soutien indéfectible du Père de la Nation, Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V. Ensuite, le discours historique de Tanger, le 9 avril 1947, où le Sultan a affirmé sans équivoque l’attachement du Maroc à sa liberté, son indépendance et son intégrité territoriale, du nord au sud.
Ces actes de souveraineté ont exaspéré les autorités coloniales, qui ont commis l’irréparable. Le 20 août 1953, croyant décapiter la résistance, elles ont forcé à l’exil le Sultan légitime et la Famille Royale, d’abord en Corse, puis à Madagascar. Ce fut une erreur de calcul monumentale. Cet acte odieux n’a pas brisé la Nation ; il a déclenché la Révolution du Roi et du Peuple.
Dès l’annonce de l’exil, une vague de soulèvements a secoué le pays tout entier. Des batailles héroïques, gravées dans notre mémoire collective – El-Hri, Anoual, Bougafer, Djebel Baddou – aux actes de bravoure des martyrs comme Allal Benabdellah ou Mohamed Zerktouni, le peuple marocain a prouvé qu’un Roi en exil régnait toujours sur les cœurs. La résistance s’est intensifiée, l’Armée de libération s’est organisée, rendant le pays ingouvernable pour l’occupant. Le Maroc tout entier ne formait plus qu’un seul corps, uni derrière son Souverain, exigeant son retour et l’indépendance.

Le Triomphe du 18 Novembre : Du “Petit Jihad” au “Grand Jihad”
Face à cette volonté inébranlable, l’occupant a dû céder. Le 18 novembre 1955, Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V foulait à nouveau le sol de la patrie, non pas comme un monarque restauré, mais comme le héros triomphant de la libération nationale. Ce jour-là, annonçant la fin du protectorat, il a prononcé des mots qui définissent encore notre mission collective : le Maroc était passé du “petit jihad”, celui de la libération du territoire, au “grand jihad” (Al Jihad Al-Akbar), celui de la construction d’un État moderne, prospère et uni.
Cette date glorieuse n’était donc pas une fin, mais un commencement. Elle marquait le début d’une nouvelle ère de réformes, de construction institutionnelle et, surtout, de parachèvement de notre intégrité territoriale, car la lutte n’était pas terminée.
Le “Grand Jihad” Perpétué : L’Œuvre des Bâtisseurs
L’esprit du 18 novembre a été le moteur des décennies suivantes. Le “grand jihad” pour l’édification du pays a été poursuivi avec la même détermination par le digne successeur de Feu SM Mohammed V, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II. Ce dernier s’est consacré à la fois à l’édification de l’État de droit et des institutions démocratiques, mais aussi à la finalisation de la carte du Royaume.
Cette œuvre de parachèvement de l’unité nationale a connu des jalons historiques : la récupération de Sidi Ifni en 1969, puis l’épopée pacifique et géniale de la Marche Verte le 6 novembre 1975, qui a permis le retour des provinces du Sud à la mère-patrie, et enfin la récupération de la province d’Oued Eddahab le 14 août 1979. Chaque étape fut une nouvelle démonstration de cette symbiose parfaite entre le Trône et le peuple, marchant d’un même pas pour défendre leurs droits sacrés.
L’Héritage Vivant : Fierté, Appartenance et Avenir
Aujourd’hui, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le Maroc poursuit ce “grand jihad” avec une vigueur renouvelée. Le chantier est immense : modernisation de l’économie, développement socio-économique durable, consolidation démocratique, et affirmation du Maroc comme une puissance régionale et continentale. L’élément humain est placé au cœur de ce projet, garantissant à chaque citoyen une vie digne.
Et tout comme ses illustres ancêtres, Sa Majesté le Roi Mohammed VI place la défense de notre intégrité territoriale, notamment sur nos provinces sahariennes, au sommet des priorités nationales. L’initiative d’autonomie, reconnue internationalement comme la seule solution crédible et réaliste, est la traduction moderne de ce combat historique pour l’unité.
Conclusion : L’Esprit de “Tamaghrabit”
Célébrer la Fête de l’Indépendance, c’est bien plus qu’un devoir de mémoire. C’est une occasion de puiser dans notre glorieux passé la force de construire notre avenir. C’est un rappel pour les nouvelles générations de l’ampleur des sacrifices consentis pour qu’elles puissent vivre libres.
Pour nous, à “United Tamaghrabit”, ce jour incarne les valeurs que nous chérissons : La Fierté d’appartenir à une Nation millénaire qui n’a jamais courbé l’échine. Le sentiment d’Appartenance à une patrie unie, de ses montagnes du Rif à son Sahara atlantique, soudée par un lien indéfectible avec son Trône. Le Patriotisme, non pas comme un slogan, mais comme un engagement quotidien à participer au “grand jihad” pour le développement et la prospérité de notre pays.

En ce 18 novembre, soyons fiers de notre histoire, conscients de nos devoirs et unis pour l’avenir. Vive le Maroc, Vive le Roi !






